Le dragon de feu : une lecture symbolique et spirituelle des incendies en Gironde

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Le dragon de feu : une lecture symbolique et spirituelle des incendies en Gironde

Tableau peint par Sylvaine Merlet représentant un dragon dans un univers coloré et vibrant

Le Dragon — Peinture personnelle de Sylvaine Merlet

 

Les lignes qui suivent sont une réflexion personnelle née de ma sensibilité énergétique. Elles proposent une lecture symbolique et spirituelle, libre à chacun d’y trouver ou non une résonance.

Il y a quelques jours, une amie m’a demandé mon avis sur la raison spirituelle de ce feu particulièrement dévastateur en Gironde. Durant ces jours de feu, à vrai dire, je ne m’étais pas encore posé la question, mon action étant axée sur l’activation énergétique de forces vibratoires d’apaisement et de protection face à ce que je qualifierais d’un dragon de feu.

Au-delà de la Gironde, des Landes c’est la France, c’est le monde qui est en feu. Ce monde qui fait face à de nombreux incendies.

Un dragon de feu :

c’est ainsi qu’en Gironde le feu s’est révélé à moi au niveau vibratoire, un dragon de feu puissant, mature. Un appel guerrier à la transformation, à l’éveil, au réveil des consciences. Car, de vous à moi, il ne peut plus y avoir de méthode douce, à l’instar de l’eau parfois, dont l’action répétée polit la pierre la plus dure. Le temps ne nous est-il pas compté ? Il ne s’agit même plus de la génération future ; c’est ici et maintenant que nous subissons les éléments de la nature, ses alertes.

Le feu, l’eau, le vent, la Terre… Combien d’incendies, d’inondations, de multiples tempêtes du siècle, de tornades, de tremblements de terre ou d’éruptions volcaniques… pour enfin redevenir humbles et respectueux, comme l’étaient et le sont les peuples racines ? La Terre nous rappelle que notre posture verticale peut être bousculée. Nous sommes devenus grossiers avec le temps.

Tant que nous nous relèverons encore et encore, ignorants et irrespectueux vis-à-vis de la Terre qui nous héberge et de ce monde vivant dont nous faisons partie, nous serons, pour la plupart, « de sales gosses, des délinquants, des parasites ».

Alors pourquoi la France subit-elle de tels événements ? Pourquoi ce monstre, ce pyrocumulonimbus, s’est-il animé particulièrement en Gironde ?

Lorsque je relie les différents points de départ des feux en métropole — Fontainebleau, Brignoles, Le Porge, Saumos et Biscarrosse —, un grand triangle semble se dessiner. Personnellement, cette forme géométrique m’évoque le symbole du feu. C’est une perception qui m’appartient, une lecture symbolique qui me fait voir dans ce vaste triangle l’antre d’un dragon de feu. Ma première pensée : heureusement que ce triangle de feu n’est pas parfait.

Sa base, au sud, contient la barrière forestière et son sommet, au nord, le cœur politique du pays. Peut-on y voir un signe ? Une invitation à réfléchir aux tensions qui traversent notre société ? Je n’y vois pas une prédiction, mais une image symbolique qui m’interroge. Car si le feu a été déclenché par l’homme, ce sont peut-être ses étincelles qui ont réveillé, dans notre inconscient collectif, un dragon endormi depuis longtemps. Par extension, l’existence de deux mondes, de deux visions qui s’opposent, pourrait-elle devenir l’étincelle d’un embrasement de nos consciences avant celui de notre société ?

Il y a aussi, au niveau géométrique, un deuxième triangle plus petit. Biscarrosse et Saumos enserrent la forêt des Landes de Gascogne, comme un nœud énergétique. Savez-vous qu’il existe, dans ce périmètre, de nombreuses fontaines guérisseuses ? L’élément eau se retrouve symboliquement entouré par l’immense feu.

À quelques kilomètres à l’est, deux lieux que je perçois comme de grands repères vibratoires de Gironde, le menhir de Pierrefitte et l’abbaye de La Sauve-Majeure, s’alignent par rapport à l’axe du grand triangle, le long d’un tracé qui m’évoque une ligne sacrée de protection.

Étant originaire de Biscarrosse, j’ai vu qu’au cœur de la pointe sud-ouest de ce triangle, là où l’un des incendies s’est déclaré, dort la fontaine Saint-Martin de Biscarrosse. C’est une fontaine que j’aime particulièrement pour ses belles vibrations énergétiques. Un lieu presque confidentiel et sacré.

La légende de la source offensée

À l’origine, de la fontaine jaillissait une eau pure, au milieu du bourg de Biscarrosse, au bénéfice de tous les habitants. Un jour, des villageois irrespectueux commirent un sacrilège. Profondément offensée par ce manque de respect envers cet élément sacré, la source s’est brusquement tarie dans le village.

La légende dit qu’elle a voyagé sous terre, à travers les racines de la forêt, à l’abri des hommes, là où elle se trouve aujourd’hui. Elle n’a pas subi l’incendie, mais c’est comme si le destin de l’eau sacrée et celui de la forêt de pins inflammables étaient liés. Dans ma pratique énergétique, les pins font partie des essences qui me donnent le sentiment d’élever la vibration d’un lieu et de celles et ceux qui prennent le temps de s’y connecter.

Le message du dragon

Alors, ce dragon de feu porte-t-il un message ? Souhaite-t-il nous priver de ce que nous pensions être un acquis, voire un éternel refuge ?

Souhaite-t-il, après avoir brûlé, nous punir en nous asphyxiant également de ses fumées ou en privant une certaine population de son cap ou de l’un de ses poumons, la forêt parisienne ?

Personne n’est à l’abri d’un incendie, au nord comme au sud, que ce soit sur le continent ou même en Corse. Le dragon de feu, petit ou grand, nous rappelle peut-être simplement que nous sommes nos propres ennemis et  que nous créons notre propre danger. Nous sommes le pire et le meilleur pour nous-mêmes et pour notre Terre

Une pensée profonde et solidaire va à toutes celles et ceux qui ont perdu leur maison, leur lieu de travail ou leurs biens dans ces incendies. Ces terres de Gironde et de Biscarrosse, qui me sont si chères et auxquelles je suis profondément attachée, ont été durement éprouvées. Hypersensible et empathe, les émotions me bousculent intérieurement, me prennent aux tripes.
Mais l’espoir est là. Face à l’adversité, hommes et femmes, au péril de leur vie, peuvent s’unir, tous corps d’armée confondus, des civils bénévoles ainsi que des femmes et des hommes du monde agricole, pour se coordonner et lutter contre le dragon de feu.

N’oublions pas que d’autres conflits sont à nos portes. Alors il faudra choisir : fuir ou combattre, comme l’ont fait, dans un monde incertain, nos ancêtres ou, plus récemment, les anciennes générations.

Le dragon de feu est peut-être avant tout un messager, porteur d’un message terrifiant. Ne trouvez-vous pas ?

Et soudain, une pensée fulgurante me traverse : après le souffle brûlant du dragon de feu, le grondement du dragon d’eau, du dragon d’air ou du dragon de Terre suivra-t-il ?

J’ai cette sensation intime que le monde des dragons se réveille en maître… du plus petit au plus grand, pour éveiller sans tarder l’humanité à une conscience individuelle et collective salvatrice.

Et vous, quel message entendez-vous dans le souffle du dragon de feu ?